mardi 3 février 2015
Journée nationale de prévention du suicide le 5 février 2015
Information sur BFM TV il y quelques jours , le journaliste interroge un chercheur de l'INSERM qui dit qu'il y une correlation entre le taux de chômage et le taux de suicide en FRANCE.
A priori, on peut penser que la situation de chômage engendre l'idéation suicidaire et le suicide. Mais en observant les causes du suicide à LA Réunion, le chômage est un des facteurs mais pas le pricncipal. Le suicide est souvent causé par de multiples causes. Ce qui ressort de nos observations au niveau APS, c'est la maltraitance de l'autre et ceci depuis l'enfance. Quelques soit la forme de cette maltraitance (violence physique, mentale, abus sexuel, abandon, absence de reconnaissance), celle ci va impacter le niveau émotionnel et social de l'enfant et plus tard cet enfant devenu adulte. Le traumatisme est bien réel et les conséquences sur soi sont énormes jusqu'à empêcher la personne de s'intégrer socialement et professionnellement. Bien entendu une situation de chômage ne peut que renforcer l'idée d'une autre maltraitance.
Par conséquent, il peut y avoir correlation entre chômage et suicide mais c'est quelque peu restrictif. On doit pouvoir aborder la question de suicide sur la maltraitance subie pendant l'enfance.
Cette semaine Nationale de prévention du suicide (du 2 au 5 févreir 2015) devrait nous permettre d'agir et de réagir davantage sur les modes de prévention en milieu intrafamilial et ceci tant avec les parents qu'avec les enfants. Les protéger tous et toutes contre les agressions physiques, morales et sexuelles.
Il faut rappeler que depuis le 1er janvier, nous recensons environ 10 suicides à La Réunion. Des personnes de 17 à 60 ans . Mobilisons nous pour faire stopper cette hémorragie qui gangrène notre société.
jeudi 18 septembre 2014
Hier le 17 septembre, on apprend qu'un policier se suicide avec son arme à Salon de Provence. A nouveau, on se demande quelles sont les actions de prévention mises en place chez les fonctionnaires et particulièrement chez les policiers. Pourtant la loi stipule qu'on doit avoir de la prévention des risques psychosociaux dans le milieu hospitalier et que cela fait partie du Document Unique en entreprises. Que fait l'ETAT la- dessus?Ne dit-on pas souvent que le cordonnier est souvent le plus mal chaussé
Lors de la journée mondiale de prévention du suicide le 10 septembre 2014, APS a organisé un théatre débat . Deux scénettes écrites et jouées par les membres d'APS et ensuite suivies d'un débat animé par Mme ODAYEN Danon Lutchmee, anthropologue et membre d'APS sur les deux thématiques. Rupture amoureuse et rupture de contrat de travail : monde de souffrance ou on peut se sentir déconnecté.
La manifestation s'est passée à la Médiathèque de Tampon de 15h00 à 17H00 et il y avait une Quarantaine de personnes présentes (jeunes et adultes, parents et professionnels). Débat fort intéressant sur la prévention du suicide.
La manifestation s'est passée à la Médiathèque de Tampon de 15h00 à 17H00 et il y avait une Quarantaine de personnes présentes (jeunes et adultes, parents et professionnels). Débat fort intéressant sur la prévention du suicide.
mardi 15 juillet 2014
Encore trop de drames en ce moment qui finissent par des tentatives de suicides ou suicides. En cette période de vacances pendant que certains pensent à se détendre, d'autres se morfondent et souffrent car les idées noires ancrées se réveillent.
Pourquoi autant de drames de la séparation, des médisances au sein des familles et de la maltraitance qui continuent dans notre société réunionnaise? Si seulement on faisait un petit effort pour ne plus maltraiter les membres de sa famille, cela aiderait déjà à éviter le mal être et le suicide. C'est le cas de cette dame d'une quarantaine d'années qui n'en peut plus de supporter les 'ladilafés" depuis des années et ce n'est que maintenant qu'elle ose enfin le dire, mais malheureusement par des tentatives de suicides.
Cessons de médire pour médire car c'est trop lourd de conséquences
Pourquoi autant de drames de la séparation, des médisances au sein des familles et de la maltraitance qui continuent dans notre société réunionnaise? Si seulement on faisait un petit effort pour ne plus maltraiter les membres de sa famille, cela aiderait déjà à éviter le mal être et le suicide. C'est le cas de cette dame d'une quarantaine d'années qui n'en peut plus de supporter les 'ladilafés" depuis des années et ce n'est que maintenant qu'elle ose enfin le dire, mais malheureusement par des tentatives de suicides.
Cessons de médire pour médire car c'est trop lourd de conséquences
mardi 4 mars 2014
mardi 4 mars 2014
Aujourd'hui encore, une femme de 50 ans s'est suicidée sur le pont de l'Entre Deux. Fin dramatique qu'on aurait pu éviter. Bien sûr que le Conseil Général a mis des fils de barbelés sur le pont mais ce n'est point suffisant pour empêcher le passage à l'acte irréversible. J'espère que les nouveaux maires vont prendre à bras le corps ce problème qui nous concerne tous.
En effet, cette dame de ce matin n'avait pas besoin de mettre fin à ses jours par un acte aussi dramatique pour qu'on entende ce qu'elle avait à dire , ce qu'elle gardait dans son cœur et ce qui lui pesait et l'empêcher de se sentir dans un bienêtre. Le suicide est un acte de parole sourde que seule l'auteur d'un tel acte ruminait sans cesse.
Notre société doit permettre l'expression de toute cette souffrance qui nous plombe l'esprit, le cerveau et le cœur. Que des espaces soient crées partout pour inciter les personnes en crise suicidaire d'aller vers de l'aide.
Faites passer le message suivant : le suicide n'est pas la seule option , appelez le 0800620162 pour vous aider à éclaircir vos idées.
Aujourd'hui encore, une femme de 50 ans s'est suicidée sur le pont de l'Entre Deux. Fin dramatique qu'on aurait pu éviter. Bien sûr que le Conseil Général a mis des fils de barbelés sur le pont mais ce n'est point suffisant pour empêcher le passage à l'acte irréversible. J'espère que les nouveaux maires vont prendre à bras le corps ce problème qui nous concerne tous.
En effet, cette dame de ce matin n'avait pas besoin de mettre fin à ses jours par un acte aussi dramatique pour qu'on entende ce qu'elle avait à dire , ce qu'elle gardait dans son cœur et ce qui lui pesait et l'empêcher de se sentir dans un bienêtre. Le suicide est un acte de parole sourde que seule l'auteur d'un tel acte ruminait sans cesse.
Notre société doit permettre l'expression de toute cette souffrance qui nous plombe l'esprit, le cerveau et le cœur. Que des espaces soient crées partout pour inciter les personnes en crise suicidaire d'aller vers de l'aide.
Faites passer le message suivant : le suicide n'est pas la seule option , appelez le 0800620162 pour vous aider à éclaircir vos idées.
dimanche 6 octobre 2013
10 septembre journée mondiale de prévention du suicide . Notre association a participé au Forum des associations au Tampon, à un forum débat à l'ile Maurice sur invitation du Ministère de la Sécurité sociale et de la santé, à un débat suite à la pièce de théâtre jouée par La compagnie NEKTAR :4.48 Psychoses à l'ancienne usine à Cannes à Pierrefonds , ST Pierre. APS se mobilise pour lever le tabou sur la problématique du suicide avec ses moyens.
Nous espérons que toute cette mobilisation fera prendre davantage conscience que le suicide est évitable et n'est pas une fatalité comme on a tendance à croire.
dimanche 29 septembre 2013
Soirée débat et culturelle :
La pièce 4,48 Psychose, l’ultime texte de Sarah Kane
mise en scène par Nicolas Derieux sera jouée par Cécile HOAREAU . Ensuite un débat sera animé par Danon Lutchmee Odayen, fondatrice de l’APS et anthropologue sur :
Prévention du suicide, levons le tabou
L’Association Prévention Suicide, la Ville de Saint-Pierre
la Compagnie Nektar vous présentent
Samedi 5 octobre 2013
de 19h30 à 21h30
Théâtre de Pierrefonds
Site de l'ancienne usine sucrière
Informations et réservations
0800620162 MERCI DE NOUS SOUTENIR!
Tarifs de la soirée
20! adulte, 10! étudiants, jeunes et chômeurs
Vente sur place
!
La totalité des recettes
de billetterie
contribuera à soutenir
les actions de l’APS
La pièce 4,48 Psychose, l’ultime texte de Sarah Kane
mise en scène par Nicolas Derieux sera jouée par Cécile HOAREAU . Ensuite un débat sera animé par Danon Lutchmee Odayen, fondatrice de l’APS et anthropologue sur :
Prévention du suicide, levons le tabou
L’Association Prévention Suicide, la Ville de Saint-Pierre
la Compagnie Nektar vous présentent
Samedi 5 octobre 2013
de 19h30 à 21h30
Théâtre de Pierrefonds
Site de l'ancienne usine sucrière
Informations et réservations
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Tarifs de la soirée
20! adulte, 10! étudiants, jeunes et chômeurs
Vente sur place
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contribuera à soutenir
les actions de l’APS
mercredi 4 septembre 2013
Le 10 septembre 2013 sera la journée mondiale de prévention du suicide. Savez-vous qu' une personne se suicide toutes les 40 secondes dans le monde et qu'une personne fait une tentative de suicide toutes les 3 secondes dans notre monde. Chiffre effarant et pourtant on n'en parle pas tous les jours. En effet le sujet est très tabou. Essayons de" déstigmatiser" cette problématique pour tenter de l'enrayer. Il est certain que chacun peut agir de son côté.
Côté île de La Réunion: APS se mobilise pour en parler et pour dire que le suicide peut être évitable . Il faut savoir que la crise suicidaire ou le passage à l'acte est l'aboutissement d'un processus contre lequel on a tenté de lutter mais en vain. Si seulement, on pouvait comprendre ce processus! Qu'en est-t-il?
Une personne se sent mal parce qu'on lui a fait mal. On a touché à son intimité, son identité. On a violé son corps , son esprit. On a touché à ce que la personne avait de plus de plus intime et de plus cher. Nul ne peut supporter à ce qu'on viole son territoire personnel tout en le brisant. C'est souvent notre famille qui doit nous protéger , qui nous brise. Comble de tout, ce que la personne se trouve dans l'impossibilité de dénoncer l'auteur ou les auteurs de ces faits qui marquent des traces à vie .Elle n'ose pas parler de sa souffrance et elle vit au quotidien avec ce poids lourd, pesant, au point de vouloir mourir. Malheureusement elle pense que le suicide est la seule solution à sa souffrance.
Or nous savons qu'à tout problème , il y a une solution, une autre alternative que le suicide. Encore faut -il savoir qu'on peut se libérer d'un poids. Comment? Par les mots .Oui, le pouvoir des mots.
Disons à tous ceux et toutes celles qui se sentent écroulées sous le poids d'un traumatisme quelconque que c'est possible de s'alléger , de trouver réparation et justice. Des spécialistes du psychisme et des thérapeutes peuvent aider. Faut les interpeller.
Lors de cette journée mondiale, profitons pour lever le tabou sur le suicide.
APS sera au Forum des associations le dimanche 8 septembre au Stade Kléber PICARD au Tampon pour échanger sur lesujet. Venez nombreux.
Côté île de La Réunion: APS se mobilise pour en parler et pour dire que le suicide peut être évitable . Il faut savoir que la crise suicidaire ou le passage à l'acte est l'aboutissement d'un processus contre lequel on a tenté de lutter mais en vain. Si seulement, on pouvait comprendre ce processus! Qu'en est-t-il?
Une personne se sent mal parce qu'on lui a fait mal. On a touché à son intimité, son identité. On a violé son corps , son esprit. On a touché à ce que la personne avait de plus de plus intime et de plus cher. Nul ne peut supporter à ce qu'on viole son territoire personnel tout en le brisant. C'est souvent notre famille qui doit nous protéger , qui nous brise. Comble de tout, ce que la personne se trouve dans l'impossibilité de dénoncer l'auteur ou les auteurs de ces faits qui marquent des traces à vie .Elle n'ose pas parler de sa souffrance et elle vit au quotidien avec ce poids lourd, pesant, au point de vouloir mourir. Malheureusement elle pense que le suicide est la seule solution à sa souffrance.
Or nous savons qu'à tout problème , il y a une solution, une autre alternative que le suicide. Encore faut -il savoir qu'on peut se libérer d'un poids. Comment? Par les mots .Oui, le pouvoir des mots.
Disons à tous ceux et toutes celles qui se sentent écroulées sous le poids d'un traumatisme quelconque que c'est possible de s'alléger , de trouver réparation et justice. Des spécialistes du psychisme et des thérapeutes peuvent aider. Faut les interpeller.
Lors de cette journée mondiale, profitons pour lever le tabou sur le suicide.
APS sera au Forum des associations le dimanche 8 septembre au Stade Kléber PICARD au Tampon pour échanger sur lesujet. Venez nombreux.
mardi 6 août 2013
Encore un suicide ce 5 août à 15h à ST Denis. Une dame de 40 ans s'est jetée d'un pont qui n'est pas protégé.Une de plus. Depuis le début de l'année 2013, nous recensons environ une soixantaine de suicides dans l'île. Pourquoi ne pas agir tôt?
C'est important de mettre en place des interventions auprès des jeunes (comme le fait APS depuis 10 ans) pour les sensibiliser à ce qui peut arriver s'ils sont en souffrance à cause d'une maltraitance. Si on fait de la prévention de manière précoce, alors seulement on pourrait éviter cette "cata", ce fléau dans notre île.
De par notre expérience, les jeunes parlent quand on leur offre cet espace d'échange sans jugement. Il faut multiplier ces moments d'échanges à tous les niveaux :en famille, entre amis, en milieu scolaire et ce n'est que de cette façon là qu'on pourrait réduire ce fléau social.
Oui, il faut prendre au sérieux quand un marmaille dit "j'en ai marre de la vie et de ma famille". Il ne faut pas le laisser errer dans la rue avec cette idée. Il faut pouvoir l'aider. En ce moment , les jeunes appellent APS pour dire qu'ils errent sans pouvoir communiquer avec leurs parents ou amis.
APS a mis en place un numéro vert pour apporter cette écoute : 0800 62 01 62 ou le 0262 35 69 38.Médiatiser ces numéros autour de vous.
C'est important de mettre en place des interventions auprès des jeunes (comme le fait APS depuis 10 ans) pour les sensibiliser à ce qui peut arriver s'ils sont en souffrance à cause d'une maltraitance. Si on fait de la prévention de manière précoce, alors seulement on pourrait éviter cette "cata", ce fléau dans notre île.
De par notre expérience, les jeunes parlent quand on leur offre cet espace d'échange sans jugement. Il faut multiplier ces moments d'échanges à tous les niveaux :en famille, entre amis, en milieu scolaire et ce n'est que de cette façon là qu'on pourrait réduire ce fléau social.
Oui, il faut prendre au sérieux quand un marmaille dit "j'en ai marre de la vie et de ma famille". Il ne faut pas le laisser errer dans la rue avec cette idée. Il faut pouvoir l'aider. En ce moment , les jeunes appellent APS pour dire qu'ils errent sans pouvoir communiquer avec leurs parents ou amis.
APS a mis en place un numéro vert pour apporter cette écoute : 0800 62 01 62 ou le 0262 35 69 38.Médiatiser ces numéros autour de vous.
jeudi 25 juillet 2013
jeudi 18 juillet 2013
Point presse organisé par le Conseil général ce jeudi 18 juillet 2013 sur le pont du Bras de la Plaine avec l'Etat, la commune de ST Pierre, la commune de l'Entre Deux et les associations. APS y était aussi pour soutenir le dispositif de sécurisation de ce pont . Faut espérer que cette initiative puisse réduire le suicide sur ce pont. Que cette initiative puisse aussi être un élan de protection de ponts pour les autres communes de l'île.
La prévention du suicide commence aussi par la réduction de moyens létaux .
lundi 15 juillet 2013
Pour la sécurisation du pont du Bras de la Plaine,le Conseil général pose en ce moment des fils de barbelés sur les deux côtés du pont. c'est une bonne initiative d'urgence pour freiner le passage à l'acte. Cependant nous pensons que le diamètre des cercles sont trop petits et donc peuvent ne pas être assez efficaces. Il aurait été plus judicieux de mettre des cercles avec un plus grand diamètre pour empêcher les personnes suicidaires de se jeter de ce pont devenu "iconique " dans le sud de l'île.
A noter que nous recensons depuis le 1er janvier 2013 environ 55 suicides à la Réunion et un tiers, de pont. Les tentatives continuent toujours autant sur ce pont. Encore un suicide ce samedi 15 juillet d'une jeune femme de 25 ans , encore un tentative ce matin lundi 15 juillet.
Nous pensons qu'il est nécessaire de mettre des moyens plus importants comme un "help line" dédié et relié à un centre spécialisé, une caméra pour surveiller les personnes en crise ou embaucher des personnes pour faire ce travail de surveillance, rehausser le garde corps.
APS continuera à se mobiliser pour faire de la prévention du suicide.
A noter que nous recensons depuis le 1er janvier 2013 environ 55 suicides à la Réunion et un tiers, de pont. Les tentatives continuent toujours autant sur ce pont. Encore un suicide ce samedi 15 juillet d'une jeune femme de 25 ans , encore un tentative ce matin lundi 15 juillet.
Nous pensons qu'il est nécessaire de mettre des moyens plus importants comme un "help line" dédié et relié à un centre spécialisé, une caméra pour surveiller les personnes en crise ou embaucher des personnes pour faire ce travail de surveillance, rehausser le garde corps.
APS continuera à se mobiliser pour faire de la prévention du suicide.
dimanche 21 avril 2013
Cette dernière semaine est très marquée par des tentatives de suicides et de suicides. 2 jeunes (une lycéenne de 16 ans à ST Denis, un lycéen de 16 ans à La Rivière de ST Louis) font une tentatives de suicide (TS) dans leurs collèges respectifs . 12 autres TS un peu partout dans l'île sur le pont Vihn Sahn, sur le pont de Ste Marie, sur le pont du Bras de la Plaine et puis ceux qui appellent APS par téléphone pour dire qu'ils ont des idées suicidaires (encore 10 ces 10 derniers jours). Plusieurs suicides ( 8 cette semaine) .
Comment expliquer ce taux élevé en ce moment?
Un geste suicidaire ne se fait sur un coup de tête mais c'est un processus de mal être qui envahit la personne depuis quelque temps et cela peut durer depuis des mois voire des années. Si un sentiment de mal être s'installe pour des raisons qu'on connait et qu'on a identifiées telles que maltraitance physique morale, secret de famille, non dit familial, mensonge , et que la personne n'ait pas eu de l'aide pour en parler, alors c'est la rumination, cristallisation permanente et cela aboutit à un suicide.
On voir parfaitement qu'on peut éviter un suicide, si seulement on permet à la personne de s'exprimer sur son mal être. Alors qu'attendent les pouvoirs publics pour développer des points d'écoute un peu partout dans l'île. Ecouter c'est déjà agir.
APS essaie d'écouter par son no vert et depuis 12 ans insiste sur cette nécessité de mettre en place cette aide sociale. Que nenni!
Comment expliquer ce taux élevé en ce moment?
Un geste suicidaire ne se fait sur un coup de tête mais c'est un processus de mal être qui envahit la personne depuis quelque temps et cela peut durer depuis des mois voire des années. Si un sentiment de mal être s'installe pour des raisons qu'on connait et qu'on a identifiées telles que maltraitance physique morale, secret de famille, non dit familial, mensonge , et que la personne n'ait pas eu de l'aide pour en parler, alors c'est la rumination, cristallisation permanente et cela aboutit à un suicide.
On voir parfaitement qu'on peut éviter un suicide, si seulement on permet à la personne de s'exprimer sur son mal être. Alors qu'attendent les pouvoirs publics pour développer des points d'écoute un peu partout dans l'île. Ecouter c'est déjà agir.
APS essaie d'écouter par son no vert et depuis 12 ans insiste sur cette nécessité de mettre en place cette aide sociale. Que nenni!
dimanche 17 mars 2013
Encore un suicide d'un jeune de 15 ans hier à ST Denis. sa mère évoque la maladie orpheline de son fils qui ne supportait son état de santé. La semaine dernière, jeudi 7 mars, une jeune de 16,5 ans se suicide sur le pont de l'ENTRE DEUX.
Nos jeunes n'avaient peut être pas la possibilité de se faire comprendre par le monde des adultes. En tout cas, ils souffraient au point de vouloir mourir. Que c'est dommage!
Je suis indignée par ce qui arrive car on peut éviter le suicide. Il suffit qu'on accepte d'écouter nos jeunes. Ecouter activement et pleinement. Trop de fois, on passe à côté de nos jeunes sans tenter de les ECOUTER.Ces deux jeunes avaient besoin de dire ce qu'ils vivaient et ce qu'ils ressentaient comme des émotions fortes et douloureuses. Si seulement on les ECOUTE.
APS propose cette écoute active aux jeunes sans les juger. Toute notre équipe de bénévoles se mobilise pour le faire au quotidien.
Nos jeunes n'avaient peut être pas la possibilité de se faire comprendre par le monde des adultes. En tout cas, ils souffraient au point de vouloir mourir. Que c'est dommage!
Je suis indignée par ce qui arrive car on peut éviter le suicide. Il suffit qu'on accepte d'écouter nos jeunes. Ecouter activement et pleinement. Trop de fois, on passe à côté de nos jeunes sans tenter de les ECOUTER.Ces deux jeunes avaient besoin de dire ce qu'ils vivaient et ce qu'ils ressentaient comme des émotions fortes et douloureuses. Si seulement on les ECOUTE.
APS propose cette écoute active aux jeunes sans les juger. Toute notre équipe de bénévoles se mobilise pour le faire au quotidien.
dimanche 3 mars 2013
Encore et encore. Hier samedi, un homme a fait une tentative de suicide sur un de nos ponts, ce matin dimanche encore un autre qui a essayé. Fort heureusement que les deux ont été rattrapés de justesse par les pompiers arrivés su place. On a encore frôlé deux drames sur nos ponts ce weekend. Et pourtant les pouvoirs publics n'ont pas l"air de vouloir les sécuriser rapidement.
Lors de notre dernière conférence débat le 11 février 2013, photo de dessus, on a évoqué les rôle de l'entourage dans l'aide qu'on peut apporter aux personnes en crise suicidaire. A croire que l'entourage ne fait pas assez car les suicidants se sentent presque obligés de poser un acte dramatique pour être entendu.
jeudi 28 février 2013
Quelques photos sur notre action de hier mercredi 27 février 2013 sur le pont de l'Entre Deux pour dire "stop aux suicides sur nos ponts à la Réunion ". Plusieurs membres d'APS se sont mobilisés pour tenir un filet sur le pont (merci au club de tennis pour le prêt du filet et les sportifs qui nous soutiennent) avertissant de la nécessité de sécuriser nos ponts avec des filets plus solides; Évidemment notre action était symbolique car APS ne peut pas s'improviser technicien, architecte ou pouvoir public pour mettre un filet..
Nous sommes convaincues que lors de la construction de nos ponts, personne n'avait imaginé qu'ils deviendraient des moyens de suicide. Mais aujourd'hui le sachant, il est urgent qu'on trouve les moyens pour protéger nos ponts "filets, webnet, help line, caméra". Aux pouvoirs publics de prendre leur responsabilité face à ce fléau qui ronge notre société réunnionniase (1 suicide tous les 3 jours et une dizaine de tentatives de suicides par jour). Les ponts sont la propriété de Département ou de la Région. Tout dépend de la route si c'est une nationale ou départementale.
Hier le Département était présent face à nous pour dire qu'il entendait notre revendication . Convaincus eux aussi de cette protection que nous demandons, les deux responsables, qu'on voit sur les photos sont prêts à imaginer les bons moyens possibles sur cet ouvrage d'art. Cependant APS veut que la solution ne se fasse pas attendre même si le département a lancé des expertises. Nous continuerons notre combat comme on le fait depuis quelques années pour trouver un moyen de sécurisation de tous les ponts "iconiques " de notre île. Merci à tous ceux qui nous soutiennent. Merci aussi aux médias qui ont bien relayé notre préoccupation et notre colère sociale.
Nous attendons que La Région se positionne aussi sur cette question et qu'elle nous dise ce qu'elle compte faire dans un futur proche.
APS rappelle que la prévention passe aussi par d'autres moyens sur lesquels nous insistons lourdement en ce moment car les appels de personnes en crise suicidaire ne font qu'augmenter.
lundi 25 février 2013
Action pour la prévention du suicide en renforçant les
dispositifs de sécurisation de nos ponts « hot spots » ce mercredi 27 février 2013
Le
suicide est une problématique importante ici à la Réunion. En 2012, nous avons
recensé environ une centaine de suicides dans notre île. Depuis Janvier 2013,
notre association a déjà recensé une douzaine de suicides dont la moitié s’est
passée par le saut d’un pont. L’association
prévention suicide est très préoccupée par cette augmentation de
suicides réalisés par le saut dans le vide à partir de
différents ponts de notre île. Certains ponts sont devenus des « hot
spots » qu’il convient de sécuriser.
En
effet, plusieurs méthodes sont utilisées pour se suicider mais si de
manière générale en France, on note une moyenne de 7% de suicides par
précipitation, ici, chez nous, le taux est plus élevé et avoisine presque
les 14%
du taux global des suicides. Depuis quelques années, avec la construction de
nouveaux ponts sur notre île, nous observons une fréquence alarmante de suicides
par précipitation de ces ponts, qui pour certains sont devenus presque
« iconiques » : le pont de l’Entre Deux, le pont Vihn San, le
pont de la Rivière d’Abord, le pont de la Rivière de l’Est, le pont de Trois
Bassins sur la Route des Tamarins.
De plus,
quelques fausses croyances à rectifier : on croit que ce sont plus les jeunes qui utilisent la
précipitation. Or ici dans notre île, on
note des personnes de tous les
âges allant de 17 à 65 ans. On croit qu’en protégeant les ponts, les personnes
en crises suicidaires iront chercher d’autres moyens létaux. Encore une fois,
des études en suicidologie au Canada et en Australie ont montré qu’en faisant diminuer les
méthodes utilisées par les suicidants,
le taux de suicide peut diminuer car il est reconnu que la crise suicidaire
peut être brève et donc on peut mieux prévenir l’impulsivité transitoire lors la
précipitation.
Par ailleurs , des
études ont démontré que l’installation de filets de protection anti suicide ou
de barrières anti suicides sur les ponts
ont fait considérablement baisser le nombre de suicide par précipitation. Ce
système préventif a fait ses preuves comme par exemple en SUISSE le pont de
Haggenbrücke en 2010 , à San FRANCISCO, sur le Golden Gate où un filet en acier
inoxydable a été installé. L’installation d’une barrière anti-saut sur le pont
Jacques-Cartier à MONTREAL (Québec) en 2004 a réussi à faire ralentir grandement le nombre de suicides
enregistrés à cet endroit. La Tour Eiffel en 2004 a aussi été sécurisée par des
filets pour éviter les suicides.
Le coût de cette installation est faible si on la compare à une vie humaine. Le filet
anti suicide ou l’idée d’une ligne téléphonique installée sur le pont
« helpline » avec la vidéo surveillance, selon nos estimations reviendraient
à environ 100 000 € par pont donc
environ 600 000€ pour nos 6
ponts iconiques. Sauver une quinzaine de vies pour 600 000€ ne nous parait
pas excessif comparé aux autres dépenses
engagés sur notre territoire.
Aujourd’hui, si
nous voulons réduire le suicide et être en accord avec le plan
gouvernemental nous devons être en mesure de renforcer la
protection de nos ponts à risque. C’est pourquoi, nous demandons à ce que le
plan gouvernemental 2011-2014 pour la
prévention du suicide qui prévoit des axes
de prévention dans la réduction des moyens de suicide s’applique véritablement ici sur notre territoire.
Enfin, pour
démontrer notre volonté d’action et de prévention du suicide, nous proposons
une action associative militante pacifique sur le pont de
l’ENTRE DEUX ce mercredi 27 février 2013 à 14h avec l’ensemble des personnes
qui souhaitent dire « stop au
suicide en renforçant les dispositifs de
sécurisation des ponts « iconiques » de La Réunion.
mardi 19 février 2013
Encore un drame qu'on aurait pu sans doute éviter. Un suicide cet après midi (19 février 2013) sur un de nos ponts iconiques.Cela fait environ une douzaine de suicides depuis janvier 2013. C'est trop, trop, trop pour notre société d'aujourd'hui alors qu'on connait les causes du suicide à la Réunion.
En effet, les causes les plus connues sont la violation de l'intimité ou de l'identité de la personne.
Une personne détruite par un abus sexuel, un attouchement ou autre comportement violent comme de la maltraitance physique ou morale peut se trouver à un moment de son existence dans une grande souffrance et impasse psychologique si elle n'a pas été aidée.
Une personne sur qui repose un secret de famille ou qui apprend qu'on a violé son identité en cachant un secret sur sa filiation peut aussi à un moment donné de sa vie se trouver dans cette impasse psychologique ou elle a le sentiment que rien ne peut l'aider.
Douze années d'expérience d'APS nous ont montré qu'on peut combattre ce fléau social , encore faut-il accepter que c'est un réel fléau chez nous.
Quand APS met en place des rencontres ou des soirées débats, c'est justement pour libérer la parole sur ce tabou qui ne fait qu'accentuer le fait social total. Quand APS fait des interventions en milieu scolaire, c'est pour prévenir le suicides. Quand APS demande de sécuriser les ponts , c'est pour réduire les moyens de suicide. La mission d'APS est en autre, de faire prendre conscience de la gravité de cette problématique dans notre île.
C'est pourquoi APS souhaite mettre en place une action ce mercredi 27 février 2013 à l'ENTRE DEUX pour sensibiliser toute la population sur la nécessité de sécuriser les ponts .
En effet, les causes les plus connues sont la violation de l'intimité ou de l'identité de la personne.
Une personne détruite par un abus sexuel, un attouchement ou autre comportement violent comme de la maltraitance physique ou morale peut se trouver à un moment de son existence dans une grande souffrance et impasse psychologique si elle n'a pas été aidée.
Une personne sur qui repose un secret de famille ou qui apprend qu'on a violé son identité en cachant un secret sur sa filiation peut aussi à un moment donné de sa vie se trouver dans cette impasse psychologique ou elle a le sentiment que rien ne peut l'aider.
Douze années d'expérience d'APS nous ont montré qu'on peut combattre ce fléau social , encore faut-il accepter que c'est un réel fléau chez nous.
Quand APS met en place des rencontres ou des soirées débats, c'est justement pour libérer la parole sur ce tabou qui ne fait qu'accentuer le fait social total. Quand APS fait des interventions en milieu scolaire, c'est pour prévenir le suicides. Quand APS demande de sécuriser les ponts , c'est pour réduire les moyens de suicide. La mission d'APS est en autre, de faire prendre conscience de la gravité de cette problématique dans notre île.
C'est pourquoi APS souhaite mettre en place une action ce mercredi 27 février 2013 à l'ENTRE DEUX pour sensibiliser toute la population sur la nécessité de sécuriser les ponts .
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